Le 18 juin 2008
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L’équipe «UnEva» composée de 24 personnes a amassé le troisième plus gros montant d’argent, parmi toutes les équipes au Relais pour la vie du comté de Prince.
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Solidarité au Relais pour la vie
Jacinthe Laforest
Si le chiffre 13 porte malheur, en particulier lorsqu’il est associé au vendredi, des centaines de personnes ont bravé la superstition et le mauvais sort, le vendredi 13 juin dernier, pour participer au Relais pour la vie du comté de Prince.
De fait rien, pas même l’air froid et le vent mordant, n’aurait pu les arrêter. Plus de 200 survivants ont entamé en cœur le Tour de la victoire, sur le coup de 19 heures, alors que les équipes de participants se massaient au bord de la piste pour les saluer.
Parmi les survivants, il y avait Eva Arsenault qui se bat depuis moins d’un an contre un cancer qui a envahi ses cellules. «Je tenais à être ici car c’est important d’appuyer la recherche. Chaque six mois, on trouve de nouveaux remèdes, de nouveaux traitements. Pour moi, cela va aussi bien que possible. Je poursuis les traitements.»
Pour le Relais pour la vie, Eva était entourée et soutenue par une équipe dynamique de 24 personnes environ, regroupées sous le nom de «UnEva». Cette équipe, composée de collègues enseignantes, d’amis et de membres de sa famille, a ramassé le troisième plus gros montant d’argent des équipes inscrites au Relais pour la vie, au nombre de 63. «On a fait cela grâce à la communauté qui a été très généreuse lors du mini relais qui avait lieu à Abram-Village en mai. Nous sommes très re- connaissants à la communauté» a indiqué Jeanne Gallant, qui était membre de l’équipe «UnEva».
Au total, le Relais pour la vie du comté de Prince a permis d’augmenter les fonds pour la recherche de 175 000 $.
Après le Tour de la Victoire des survivants, la partie la plus touchante du Relais est la présence des luminaires commémoratifs, achetés en mémoire de personnes décédées ou en l'honneur de personnes touchées par le cancer. Au Relais du comté de Prince, 2 800 luminaires ont été allumés et ont ainsi éclairé tout le pourtour de la piste de l’hippodrome, vers les 22 heures.
Lucie Gallant participait pour la première fois au Relais pour la vie, avec une équipe composée de membres de sa famille. Durant la dernière année, deux diagnostics de cancer ont tombé sur cette famille.
«Nous sommes restés jusqu’à 6 heures du matin. Il faisait froid. Les maringouins nous mangeaient. Ce qui nous donnait le courage de rester c’était la pensée que les personnes qui souffrent du cancer traversent des épreuves bien pires. Au moins, il n’y a pas eu d’orage», dit Lucie Gallant.
Le Relais est très bien organisé avec du divertissement prévu toute la nuit. Par contre, en raison de plaintes des citoyens qui vivent non loin de la piste, les organisateurs ont dû annuler certaines représentations, en raison du bruit. Les dernières heures du Relais se sont passées dans le silence.
Editeur : La Voix acadienne
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