Le 15 février 2006
Volume 4
Numéro 6
L'Action
Des nouveaux programmes de santé en français à London
London-Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est le plus grand établissement de soins dans ce domaine au Canada. Ses services d’hôpital d’enseignement spécialisé et d’organisme axé sur la recherche ne sont qu’une partie de ce qui y est offert. Le CAMH est également un institut de formation et d’éducation, fier d’offrir des services de prévention et de promotion de la santé dans les collectivités, partout en Ontario et ce, en grande partie grâce à sa Division de l’éducation et de la promotion de la santé (DEPS).
Le Centre dispose de 12 bureaux locaux situés dans la province. De concert avec ses partenaires communautaires, le personnel des Services régionaux du CAMH aide à accroître la capacité et la qualité des services et des systèmes pour réduire ou prévenir les méfaits associés aux problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Ses contributions au domaine sont très diversifiées, qu’il s’agisse de prévention et de promotion de la santé, de réduction des méfaits ou de programmes de traitement et de soutien.
Le 9 janvier dernier à London, l’organisme a embauché Christine Lyszczarz, pour desservir et fournir les outils nécessaires à la clientèle francophone. Bien connue dans la communauté par son dévouement des dernières années au sein de l’Association canadienne-française de l’Ontario, Christine Lyszczarz explique qu’à London, il y a un bureau de recherche et un autre de promotion. « Mon territoire se situe entre London et Chatham. Mon travail consiste à informer et éduquer les gens sur les ressources auxquelles ils ont droit et qui sont disponibles ici », assure-t-elle.
Parmi ces ressources, il y a Au-delà des étiquettes, une trousse éducative qui favorise la compréhension des effets des préjugés sur les personnes vivant avec des problèmes concomitants de toxicomanie et de santé mentale. « Ce programme a pour but d’aider les personnes travaillant dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale en leur fournissant un outil interactif qui les aidera à discuter des effets des préjugés sur les personnes vivant avec ces problèmes », précise Christine Lyszczarz. Dans la trousse, il y a une dizaine d’activités de groupe. Des fiches sur papier et sur cédérom, des renseignements généraux, conseils pratiques et des exemples de moments opportuns où la trousse peut être utilisée dans la collectivité.
« J’irai rencontrer des enseignants francophones pour qu’ils aient toute l’information afin qu’ils puissent reconnaître les problèmes et leurs préjugés, poursuit la nouvelle employée du CAMH. Puis avec un autre projet nommé Safe Grad, j’organiserai annuellement une foire pour les écoles de langue française dans le but d’enseigner aux jeunes la modération à l’occasion de leurs soirées organisées. Il s’agit ici bien sûr de l’alcool et des drogues. » Un site Internet a d’ailleurs été créé à cet effet, soit le virtual-party.org. Pour plus de détails au sujet des ressources offertes par le CAMH et Mme Lyszczarz, les personnes intéressées peuvent consulter le site officiel bilingue de l’organisme au camh.net.
Editeur : L'Action
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