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Le 15 mars 2006
Volume 4 Numéro 10
L'Action

Une jeune Franco-Ontarienne fière de ses origines

London-À 29 ans, Mélanie Chevrier a déjà une dizaine d’années d’implication communautaire et professionnelle dans la communauté francophone derrière elle. Originaire de Opasatika, dans le nord de l’Ontario, Mme Chevrier a fait ses études secondaires à La Cité des jeunes de Kapuskasing. L’aînée d’une famille de trois filles est partie ensuite pour Ottawa afin de faire des études en loisirs à La Cité collégiale. Après ses études, elle travaille avec des personnes handicapées physiques et mentales, prépare des activités et s’occupe de leur développement, et les aide à s’intégrer socialement à Hearst.
Mélanie Chevrier prend alors une année sabbatique pour aller oeuvrer dans son village natal et met sur pied le développement économique et le festival du 75e anniversaire de Opasatika, événement d’envergure qui s’est avéré un grand succès. Des artistes comme Caillou, Yelo-Molo et autres sont venus mettre de l’ambiance dans ce qui est toujours aujourd’hui le plus grand événement culturel dans ce village du Nord ontarien. Environ 1500 personnes ont participé aux festivités de cette municipalité de 300 habitants. Un livre est sorti de cette initiative sur l’histoire des familles du village avec l’arbre généalogique des habitants et certains faits historiques. Une œuvre colossale de plus de 300 pages qui a été publiée en décembre 2001.
De là, Mme Chevrier a travaillé au Centre des loisirs à Kapuskasing. Elle était responsable des secteurs artistique, culturel, social et sportif de même qu’au développement du festival de la Saint-Jean-Baptiste. Elle a siégé au conseil d’administration de Réseau Ontario en tant que membre-diffuseur. Ensuite, elle est devenue représentante du Grand-Nord au sein de l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario.
« J’ai toujours travaillé très fort pour conserver ma francophonie, admet-elle. C’est notre culture, nos racines et nos ancêtres qui se sont battus pour nous la léguer. On ne peut laisser aller notre francophonie. Si nous laissons l’assimilation faire son sale boulot, que nous restera-t-il? C’est l’héritage que nous léguerons à nos enfants. »
Son mari est pilote d’avion et a obtenu un emploi à London il y a quelques années déjà. « J’ai rejoint mon conjoint ici en 2004. Pas plus de 12 jours après mon déménagement, je me suis trouvé un emploi au Collège Boréal comme agente de projet où mon travail consistait à faire la promotion du Collège et à m’occuper du marketing pour la région de Barrie à Windsor, raconte Mélanie Chevrier. J’y ai oeuvré jusqu’en décembre 2005. J’avais fait la demande pour un poste au Conseil scolaire de district des écoles catholiques du Sud-Ouest comme agente de communication et de liaison communautaire. »
Elle travaille pour le Conseil scolaire depuis janvier 2006. « L’apprentissage des 28 écoles, de leur réalité francophone, les conseillers scolaires et surintendants, c’était beaucoup de rencontres et de choses à apprendre, avoue-t-elle. Je m’occupe de faire la diffusion des écoles et j’organise le Gala de l’éducation Sud-Ouest pour le Conseil qui aura lieu à Chatham en juin prochain. »
Mère d’une fillette de 10 ans qui fréquente l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, Mme Chevrier trouve important que son enfant poursuive ses études en français afin de conserver cet héritage qui lui est si précieux. « J’ai un contrat de trois ans et j’aimerais donner le goût aux enfants de vivre en français, de voir la fierté franco-ontarienne à l’occasion de rassemblements ou d’activités francophones », conclut-elle.
Malgré son jeune âge, Mélanie Chevrier est très consciente de l’importance de ses origines. Sa fierté laissera sûrement sa marque sur la jeunesse de London.

Editeur : L'Action

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