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Le 19 avril 2006
Volume 4 Numéro 15
L'Action

Une carrière musicale pour un jeune francophone de London

London-Depuis juin 2005, avec son album débutant When this is Over, Shadrach Kabango est un jeune francophone émergeant du Sud-Ouest ontarien. Avec un bon mix d’humour, un bon tempo et la capacité d’être sérieux, l’artiste ayant grandi à London est un ancien élève de l’école élémentaire Frère-André et du Module scolaire de langue française (Gabriel-Dumont).
La poursuite de la musique n’était certainement pas un choix évident pour Shad. Il avoue avoir toujours aimé la musique, mais elle n’était pas une priorité dans sa vie jusqu’à son séjour à Waterloo pour étudier le commerce à l’Université Wilfrid Laurier. En 2003, un rappeur britannique TM Juke l’a approché, et Shad a contribué à son album. Cependant, c’est à la fin de ses études de premier cycle qu’il a complété son propre ouvrage. « Un processus très long de plus de six mois, avoue-t-il, mais je suis très fier des résultats. »
Une de ses chansons favorites est Real Game, une collaboration avec un autre francophone de London, Burton « B. Green » Greenstein. M. Greenstein se retrouve à Montréal et Shad, travaillant à Ottawa à l’époque, a collaboré pour écrire un débat au sujet du ballon-panier, s’avérant être aussi une critique sociale entre les Noirs et les Blancs en Amérique. « Nous avons eu tellement de plaisir en écrivant cette chanson qu’elle durait plus que sept minutes, confirme le jeune auteur-compositeur. Au studio, nous avons dû la raccourcir passablement. »
L’album prend aussi une allure très sérieuse quand il traite du génocide au Rwanda. La famille de Shad est de souche rwandaise et il a perdu plusieurs membres de sa famille lors des atrocités de 1994. « C’est ma mère que l’on voit sur l’album, confirme Shad. Je l’ai entendu réciter un poème à une cérémonie commémorative et ça m’a vraiment touché. Je l’ai inclus pour pouvoir partager mes sentiments avec le public. »
Et c’est un auditoire en croissance depuis le lancement de son site Web à l’été 2005. Son domaine Internet a reçu la visite de milliers d’admirateurs et plus de 1000 albums ont déjà été vendus. En février dernier, il a eu l’occasion de partager l’estrade avec son rappeur favori Common dont il a fait la première partie du spectacle devant 2000 personnes. « C’était une expérience irréelle, dit-il, en particulier quand il a porté un de mes I want a Claire Huxtable t-shirts. »
I want a Claire Huxtable ou « je veux une femme comme Claire Huxtable » est une collection classique de Shad, les rythmes sont amusants et sans parjures. « Tout simplement, ce n’est pas moi, admet-il. Tout le monde a son propre style. Je préfère l’humour pour attirer l’attention. »
Ce que sa famille pense de ses efforts? « Elle m’appuie beaucoup. Tout le monde me soutient dans mon travail, avoue Chad. Je reçois de nombreux courriels, c’est très encourageant! » Et aussi des postes de radio à London, à Kitchener/Waterloo et à Toronto appuient ses efforts en jouant son album. Il planifie sortir un autre CD cet été. En ce moment, il travaille avec le talentueux graphiste Justin Broadbent pour créer des vidéos pouvant lui apporter une certaine reconnaissance sur la scène nationale.

Editeur : L'Action

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