Le 12 avril 2006
Volume 4
Numéro 14
L'Action
Des jeunes de Sarnia s’illustrent en robotique
Sarnia-Lors des compétitions régionales de Waterloo et de Toronto, les élèves de l’école Saint-François-Xavier de Sarnia se sont illustrés grâce à leur travail acharné. L’équipe de 27 jeunes travaille depuis six semaines maintenant à mettre au point un robot pour participer aux compétitions First Robotics. Initiative de l’enseignant et conseiller en orientation Benoît Charland, cette activité a fait découvrir un nouvel univers à certains d’entre eux.
Avec quelque 160 étudiants, près d’un jeune sur cinq a travaillé à ce projet à l’école Saint-François-Xavier. Cette idée a grandi tranquillement et l’équipe de Sarnia, qui en est à sa première participation, débute en force.
À Waterloo, lors de sa première confrontation avec leurs adversaires, l’équipe de Saint-François-Xavier a réussi à terminer première parmi les écoles recrues et dixième au total. Soucieux de la sécurité dans leurs manipulations, les jeunes ont reçu le deuxième prix pour cet aspect à l’Université de Waterloo.
Du 30 mars au 1er avril, la compétition s’est transportée dans l’enceinte du Centre Hershey à Mississauga. La formation de Sarnia avait de grands espoirs après sa performance à Waterloo. Toujours aussi soucieux de la sécurité, les jeunes ont gagné le premier prix pour cet aspect, communément appelé le Safety Award. De plus, ils ont réussi à être nommés l’équipe recrue par excellence à Mississauga.
Un projet de la sorte demande beaucoup de temps et d’engagement de la part des participants et des enseignants. Travaillant parfois jusqu’aux petites heures du matin pour finaliser la conception de leur robot, les jeunes passionnés étaient très fiers d’avoir été invités à participer au rendez-vous ultime qui se déroulera à Atlanta à la fin du mois d’avril. « Partis de rien, nous n’avions même pas un coffre à outils. Maintenant, nous avons réussi à nous qualifier pour Atlanta. Toute l’équipe a travaillé fort, mais cela a valu la peine », explique Chad Pelchat. Suite à son expérience, celui-ci a changé ses plans et désire se diriger vers l’ingénierie, lui qui était attiré par le monde de l’administration.
Les enseignants étaient très fiers de voir le chemin parcouru depuis les six dernières semaines. Aidé par le Conseil scolaire et Ontario Power Generation (OPG) pour payer les frais engagés par la mise sur pied du robot qui s’élèvent à près de 12 000 $, l’établissement scolaire ne regrette pas de s’être lancé dans l’aventure.
Micheal Chopcian de l’OPG, l’un des deux mentors qui accompagnent les jeunes, croyait consacrer deux ou trois heures par semaine au départ, mais il a vite compris que l’aventure demanderait bien plus de temps. À Mississauga, la formation de Sarnia a bien réussi malgré quelques petits problèmes techniques. Le robot doit être autonome pendant 20 secondes et pouvoir lancer un ballon dans un panier. Le but est de réussir le plus de points possible et d’empêcher ses adversaires de marquer.
Des planches à dessin au premier match, l’équipe a démontré beaucoup de détermination et de volonté. La seule école francophone de la région s’est démarquée et ce, en dépit des moyens bien modestes à sa disposition.
Entraînant des coûts d’environ 50 000 $, le projet permet aux jeunes de se faire connaître des grandes entreprises qui dépêchent des recruteurs sur les sites de compétition. Parmi les prix intéressants, des bourses d’études sont offertes. Cette initiative a donné vie à un cours de soudure à l’école Saint-François-Xavier.
Ceux qui participent à l’aventure posséderont leurs cartes de compétence de soudeur à la fin du cours. Pour l’école Saint-François-Xavier, cette activité est un moyen d’unir les étudiants dans un projet commun qui va au-delà de la robotique.
Editeur : L'Action
<< Retour
|