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Le 21 décembre 2005

Chroniques RDÉE Canada en action

CHRONIQUE 15
Un projet d’employabilité solide pour les aînés

Par : Dianne Paquette-Legault
Editeur : Association de la presse francophone (APF)

Au-delà de 12 000 francophones de 50 ans et plus en Ontario peuvent apporter sur le marché du travail et en tant que bénévoles une expérience précieuse et des talents à revendre.

C’est ainsi que la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario (FAFO) a cru bon de se pencher activement sur le secteur de l’emploi pour ces gens du bel âge. Désireuse de mettre de l’avant des projets d’employabilité destinés à ses membres, la FAFO s’est donc tournée vers le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) Ontario.

Avec le concours de la direction régionale de l’Est du RDÉE Ontario, la FAFO a élaboré son projet d’employabilité visant la rétention et le retour des aînés sur le marché du travail. Les résultats de l’étude sont attendus en novembre.

« L’appui du RDÉE nous a été bénéfique, soutient Michèle Guay, la directrice générale de la FAFO. Ce projet, ce sera un fleuron. Il s’agit probablement du projet le plus solide que nous ayons jamais mené ».

Le mandat du RDÉE en est un d’appui pour faciliter le développement économique et la création d’emploi, fait remarquer Paul Onadja, directeur régional du RDÉE Ontario. Dans ce cas-ci, nous avons contribué 10 000 $ et avons su rallier un autre partenaire financier », explique-t-il. C’est ainsi que le projet a également pu compter sur un appui financier important accordé par le ministère des Ressources humaines et Développement des compétences (RHDCC).

Le projet a d’abord pris la forme d’entrevues menées auprès de 300 entreprises du secteur des services qui embauchent du personnel francophone. C’était un moyen pour la FAFO de voir si le marché du travail est conscient de l’importance d’embaucher du personnel pouvant servir la clientèle en français. Par la suite, dans le cadre des cinq groupes de discussion ciblés, la FAFO a demandé à des préretraités, de même qu’à des nouveaux et à des anciens retraités, qu’elles étaient leurs perceptions face à la retraite et à leur employabilité éventuelle.

«Les gens voient la retraite comme une prise de contrôle de leur vie et de leur temps. Ils disent : c’est moi qui décide ! Ils sont prêts à travailler et à faire du bénévolat, mais ils veulent contrôler leur prestation », fait valoir Mme Guay. La Fédération songe notamment à créer un site d’appariement de l’offre et de la demande devant mener à des jumelages entre les retraités et les employeurs potentiels.

Parmi les conclusions intérimaires de l’étude, Mme Guay est à même de constater que les entreprises sont bien mal préparées pour faire place aux aînés à l’intérieur de leur main-d’œuvre. «On a cru discerner une insensibilité à la pénurie de main-d’œuvre qui s’en vient, donc un manque de préparation », relate-t-elle.

Mme Guay souligne que plusieurs personnes de 50 ans et plus qui ont déjà quitté leur emploi permanent sont prêtes à faire de l’engagement civique ou à travailler à temps partiel. Devant une pénurie de main-d’œuvre imminente dans certains secteurs, le marché du travail devra faire place à ces gens compétents, insiste Mme Guay.

Une fois complété, le rapport sera remis à RHDCC. Mme Guay et M. Onadja sont convaincus que le rapport de l’étude d’employabilité ne sera pas relégué aux oubliettes. «C’est à partir de ce rapport que nous pourrons déterminer les actions concrètes qui devront être prises », poursuit la directrice générale de la FAFO. De là, la FAFO et ses partenaires pourront identifier des sources de financement pour la mise en œuvre des projets retenus en matière d’employabilité chez les retraités.






 



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