Élection fédérale 2004


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Le 31 mai 2004


Le parti libéral du Canada est prêt à faire la cabale

Gabriel GOSSELIN (La Liberté)

Dès la deuxième jour de la campagne, les candidats libéraux des circonscriptions manitobaines étaient réunis pour peaufiner leur stratégie électorale.

« La prochaine étape est de cogner aux portes pour transmettre notre message aux électeurs et répondre à leur questions, constate le candidat libéral dans le circonscription de Provencher, Peter Epp. Les gens doivent faire un choix très important cette année. »

Comme la plupart des candidats, le natif de Steinbach est prêt pour la campagne depuis longtemps. « Mon équipe est en place depuis cinq ou six mois déjà, confirme-t-il. J’ai parcouru entre 40 000 et 50 000 kilomètres pour rencontrer les gens de ma circonscription et les écouter. »

Même son de cloche chez le député de Saint-Boniface, Raymond Simard. « Mon équipe est déjà très bien préparée, estime-t-il. Nous avons déjà commencé à poser des enseignes. Nous devons maintenant parler de la stratégie pour la campagne nationale. »

Le ministre responsable de la campagne au Manitoba, Reg Alcock, croit que son parti peut faire mieux que lors des élections de 2000. « J’ai travaillé très fort à assembler un des groupes de candidats les plus fort du pays, signale-t-il. Nous avons au Manitoba une équipe compétente et dynamique, qui représentera bien ses électeurs. Je suis très confiant que nous pourrons gagner plus que les cinq sièges de la dernière élection. »

Au plan national, le parti a perdu en popularité à la suite du scandale des commandites. Les libéraux font face à la possibilité de former un gouvernement minoritaire. Leur défi : parvenir à contrecarrer l’élan du Parti conservateur. « Chez nous, on ne pense pas que ce sont les conservateurs qui ont l’élan, c’est nous qui l’avons à ce moment-ci de la campagne, croit Raymond Simard. On va mener une campagne positive qui parle de nos accomplissements, comme on l’a fait dans le passé. »

« Les quatre chefs des partis politiques vont finalement se faire face, poursuit-il. Le débat va commencer. Dernièrement, Paul Martin a dû beaucoup se défendre. L’élection permet de passer à l’offensive. Je crois que Paul Martin va très bien se débrouiller. »

Selon Reg Alcock, le Parti libéral du Canada est prêt pour l’assaut que ne manquera pas de livrer son principal adversaire, le Parti conservateur. « J’étais surpris de voir le leader des conservateurs, Stephen Harper commencer sa campagne en nous attaquant, raconte-t-il. Choisir un nouveau gouvernement c’est une chose très sérieuse. Nous devons avoir des réponses à leurs attaques. Stephen Harper veut couper les taxes et livrer les même soins de santé aux citoyens. Nous devons montrer aux électeurs que c’est irréaliste de croire que nous pouvons être le pays le moins taxé au monde tout en conservant les services qui sont chers aux Canadiens. »

Pour espérer gagner les sièges chaudement disputés au Manitoba, les libéraux auront du pain sur la planche, notamment dans Charleswood-Saint-James, où Glen Murray se présente, Portage-Lisgar avec Don Kuhl et Provencher, siège détenu par le conservateur et grand critique du gouvernement, Vic Toews.

« Quand je parle aux gens, je ne crois pas que le message de Vic Toews reflète leurs croyances, mentionne Peter Epp. Ils se rendent compte qu’avec lui comme député, ils ont moins d’influence à Ottawa. »

« Le défi pour moi à Saint-Boniface est de ne rien tenir pour acquis, admet de son côté Raymond Simard. Je vais aller parler aux gens de nos réalisations des dernières deux années. Paul Martin a de très bonnes idées intéressantes pour le pays. Les gens vont voir sortir notre plate-forme d’ici les prochaines semaines. »


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