Élection fédérale 2004


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Le 31 mai 2004

Élections fédérales 2004

Manitoba: les conservateurs arrivent en ville

La Liberté

C’était jour de congé, mais Ken Cooper et ses fils étaient au travail, faisant du porte-à-porte et installant des affiches aux couleurs du Parti conservateur. La pluie les a finalement arrêtés. Mais avec une centaine d’affiches plantées et des réactions favorables des électeurs visités, le candidat conservateur dans Saint-Boniface traçait un bilan positif de sa deuxième journée de campagne.

« On ne sait jamais comment les gens vont nous recevoir à la porte, indique Ken Cooper. Mais la réponse des gens était positive aujourd’hui ; peut-être que ça signifie que notre message est le bon. Dans Windsor Park, j’ai même parlé à quatre libéraux déçus qui m’ont demandé des affiches pour les mettre sur leur terrain. »

Les conservateurs estiment pouvoir conserver « sans problème » les cinq circonscriptions qu’ils détenaient en milieu rural. La bataille pour en obtenir de nouvelles se transporte donc en ville. Pour la première fois depuis longtemps, les conservateurs n’ont pas un candidat fantôme dans Saint-Boniface : le parti croit en effet pouvoir remporter la circonscription. « On va dépenser tout l’argent qu’on peut légalement dépenser dans le comté, annonce Ken Cooper. J’ai regardé les chiffres des dernières campagnes, et notre budget actuel est pas mal plus important. »

Les conservateurs croient aussi que leur candidat vedette dans Charleswood-Saint-James a d’excellentes chances. Quadraplégique, l’ancien kayakeur Steven Fletcher « a un tempérament combatif » et fera une chaude lutte à Glen Murray. « Ma famille est membre d’un club de voile. Il y a cinq, six ans, nous avons organisé une compétition de voile pour des athlètes handicapés et nous avons réussi à recruter Fletcher, raconte Ken Cooper. Eh bien, il est maintenant un athlète très compétitif à la voile! »

Compagnon de classe de Gary Filmon à l’université, Ken Cooper en est à ses premières armes en tant que candidat. Mais il a cinq ou six campagnes à son actif comme « bénévole senior ». Il se dit favorablement impressionné par l’organisation conservatrice : « le bureau chef nous appuie énormément, quels que soient nos besoins. Leur réponse est rapide, tant pour les questions politiques, que pour l’organisation des ordinateurs en réseau ou les questions logistiques. »

Pour la droite nouvellement unifiée, cette élection est importante. Les alliancistes/conservateurs ont en effet l’occasion tant recherchée de montrer qu’ils peuvent avoir une présence nationale. Et comme le montre la combativité de Ken Cooper quand il dénonce le « pouvoir de taxation éhonté dont s’est arrogé Ottawa », ou encore « la concentration du pouvoir politique au sein du cabinet du premier ministre qui transforme la démocratie en dictature », les conservateurs sont fins prêts à passer à l’attaque. « La majorité voulaient la fusion des deux partis et seule une minorité n’est toujours pas contente, lance Ken Cooper. Des gens comme Joe Clark doivent apprendre à faire équipe. Et puis ce n’est pas vrai que le parti est tombé aux mains d’une droite hyper-conservatrice. Je proviens de l’aile PC et je suis loin d’être à l’extrême-droite. »


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