Le 22 janvier 2007
Volume 24
Numéro 4
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La président de l’AFO, Mariette Carrier-Fraser lors de sa présentation à l’Assemblée des citoyens sur la réforme électorale de l’Ontario. Photo : Étienne Ranger
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L'Express
L’AFO en faveur d’un système électoral représentatif et efficace
Louis-Marie Achille
Ottawa -
L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a soumis une liste de sept recommandations à l’Assemblée des citoyens sur la réforme électorale de l’Ontario qui entame des consultations jusqu’au 25 janvier.
Dans un document de réflexion en date du 11 janvier 2007 soumise à l’instance provinciale, l’AFO estime que le système électoral comporte des lacunes à corriger, pour avoir des élus plus responsables et obtenir une meilleure représentation des francophones.
Une plus grande implication des citoyens
L’AFO assied son argumentation sur trois principes: la représentation équitable, la participation des électeurs et la responsabilisation.
En ce qui concerne la représentation équitable, la fédération des organismes franco-ontariens estime que les trois systèmes sur lesquels l’Assemblée se penche: la représentation démographique, la proportionnalité et la représentation selon la population, comportent des avantages et inconvénients. L’efficacité, selon l’AFO, passe par le recrutement d’«un plus grand nombre de femmes, de minorités et de francophones» par les partis politiques pour atteindre «plus de légitimité». Il serait également opportun «d’augmenter le nombre de sièges pour tenir compte des territoires étendus du Nord de l’Ontario» car «une combinaison de représentation et de géographie refléterait mieux les besoins de la population».
Pour ce qui a trait de la participation des électeurs, l’AFO s’inquiète de leur manque d’enthousiasme pour les urnes. Aussi, suggère-t-elle à l’Assemblée «de commander une analyse sur les avantages du vote électronique ou du vote par voix de l’Internet pour encourager la participation des électeurs, en particulier les jeunes, sans pour autant éliminer le vote traditionnel en version papier». Elle souhaite également que l’Assemblée «recommande un système différent, un seuil de participation soit déterminé pour que tout changement soit légitime».
Dans le troisième principe, l’AFO déplore que chacun des 103 élus actuels puisse changer de parti à leur guise sans se soucier des électeurs.
Elle recommande «qu’après avoir annoncé son intention de changer de parti, un député doit présenter sa démission pour obtenir l’aval de ses anciens commettants dans une élection complémentaire devant se tenir dans les 90 jours suivant son annonce».
Dans sa réflexion, l’AFO exprime son opposition au système de représentation proportionnelle mixte qui, selon elle, favorise les partis au détriment de l’électorat.
Les médias et les partis mis en cause
L’organisation écorche au passage la presse pour sa couverture des campagnes et les partis pour le manque de transparence des investitures. L’AFO souhaite ainsi la limitation ou l’interdiction des sondages en campagne électorale et l’amélioration, par les partis politiques, du processus d’assemblées d’investiture.
Un nouveau gouvernement doit être élu à la tête de la province en octobre prochain.
Editeur : L'Express
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