Le 29 mars 2006
Volume 40
Numéro 12
Le Rempart
Le Temple de la renommée francophone intronisera trois autres bâtisseurs
Par : Richard Caumartin
Editeur : Le Rempart
Windsor-
Le Temple de la renommée culturelle francophone (TRCF) du Sud-Ouest honore plusieurs personnes engagées dans la communauté. Cette année, la cérémonie aura lieu à Place Concorde le 1er avril à l’occasion des festivités du 16e anniversaire du TRCF. Trois bâtisseurs de la francophonie seront à l’honneur pour leur dévouement : Édith Houle, Conrad Bisson et Marie Lacroix Paquin.
Édith Houle se dépense bénévolement pour la communauté francophone de Sarnia depuis plus de 50 ans. Née à Chandler au Québec en 1922, elle arrive à Sarnia en 1946 après la Deuxième Guerre mondiale. Heureuse maman de cinq enfants, elle passe un demi-siècle comme organiste à la paroisse St-Thomas-d’Aquin, à Sarnia. Non seulement jouait-elle pour les messes du dimanche, mais elle se faisait un plaisir de jouer pour les baptêmes, les mariages et les funérailles.
Elle s’implique dans le cercle Sainte-Famille comme secrétaire-trésorière. De plus, elle participe à la fondation et l’avancement du Centre culturel francophone Jolliet pendant plusieurs années et dirige le comité culturel pendant cinq ans. En tant que francophone, elle siège durant plusieurs années au comité paroissial.
À 84 ans, Mme Houle est toujours active dans la communauté francophone. Pour la 12e année (1992-2004), elle est ré-élue présidente du club des aînés La Gaieté, qui s’est taillé une très bonne réputation auprès de la Fédération des aînés de l’Ontario.
Plus près de nous, un pilier du Club Alouette sera également intronisé au TRCF du Sud-Ouest. Le nom Conrad Bisson est synonyme de respect et de sagesse pour la majorité des habitués du Club Alouette, de la paroisse Saint-Jérôme et des Chevaliers de Colomb. Ce pionnier de la communauté francophone de Windsor a toujours été au coeur de l’action communautaire et est encore à 75 ans actif au sein du Club.
Originaire d’Ottawa, M. Bisson est marié depuis 1949 à Pauline Cadieux, avec qui il a eu cinq garçons qui habitent tous à Windsor. Chevaliers de Colomb depuis 49 ans, il a commencé son bénévolat dans la communauté francophone avec la fondation du Club Alouette, en 1954-55, quand une poignée de gens se sont regroupés avec l’intention d’ouvrir une salle pour les francophones sur la rue Seminole. En 1955, il a dessiné lui-même les plans avec l’aide d’un entrepreneur en construction et de là, le centre canadien-français – le Club Alouette – voit le jour.
M. Bisson a été président et directeur pendant une dizaine d’années de l’organisme qu’il avait contribué à fonder et gérant pendant une année. Il a oeuvré également au sein du conseil d’administration du Club de l’âge d’or Jean-Paul II durant de nombreuses années et au conseil francophone des Chevaliers de la paroisse Saint-Jérôme.
Marie Lacroix Paquin
Cette Québécoise du Témiscamingue est déménagée à Windsor pour faire sa 13e année en anglais (nouvelle langue pour elle) afin de pouvoir retourner à l’enseignement. Elle reprend sa carrière en septembre 1974 et se dévoue à l’éducation pendant 36 ans.
À sa retraite, elle commence ses nombreuses années de bénévolat. Dès son arrivée à Windsor en 1971, elle se dévoue avec son époux aux activités du Club Richelieu, de la Société Saint-Jean-Baptiste, au dossier pour l’obtention de l’école secondaire l’Essor, ainsi qu’à campagne de financement pour l’achat de Place Concorde.
À la paroisse Saint-Jérôme, elle fonde et préside un comité du « Droit à la vie » et elle aide une famille vietnamienne à s’intégrer. Ses affectations communautaires sont trop nombreuses pour être toutes mentionnées ici mais Marie Lacroix Paquin a été de toutes les batailles et tous les organismes culturels et communautaires francophones de la région. Un gala à ne pas manquer le 1er avril prochain!
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