Le 18 janvier 2006
Volume 40
Numéro 2
Le Rempart
Les francophones sont bien représentés dans Windsor-Tecumseh
Par : Yves Tremblay
Editeur : Le Rempart
Windsor-
Quoi de mieux qu’un bon débat politique pour aider à se faire une idée avant le vote? Les cinq candidats de la circonscription de Windsor-Tecumseh ont bien voulu se prêter au jeu le 9 janvier dernier. Les citoyens ont apprécié, car ils ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur les politiciens et leurs convictions profondes. Chose surprenante pour un district électoral du Sud-Ouest ontarien, la majorité des représentants politiques sont bilingues.
Les gens connaissent relativement bien la position des trois grands partis (libéral, conservateur et néo-démocratique), mais d’ordinaire en savent peu sur les partis dits « marginaux », comme le Parti vert et le Parti marxiste-léniniste.
Laura Chesnik est la représentante du Parti marxiste-léniniste dans Windsor-Tecumseh. La jeune femme originaire de Windsor s’exprime très bien en français. C’est la seconde fois qu’elle participe à une campagne électorale. Peu volubile lors du débat, elle a tout de même réussi à bien faire passer son message par le biais d’interventions courtes mais efficaces.
Âgée de 25 ans, Mme Chesnik a fait ses études primaires en français aux écoles Ste-Anne et St-Edmond et son secondaire en immersion à l’école St-Joseph. Elle a ensuite obtenu un diplôme en psychologie de l’Université de Windsor où elle était d’ailleurs très engagée au chapitre des affaires étudiantes. Pour elle, il est très important de participer aux décisions et elle pense que la politique est un bon moyen de changer des choses.
Son parti, qui prône le socialisme et le communisme, a été fondé à Montréal en 1970. Il se présente comme le défenseur des petits travailleurs et le pourfendeur du capitalisme et de l’impérialisme. Il s’oppose à toute forme d’assaut et d’agression contre les peuples. Lors du débat du 9 janvier, un citoyen a voulu connaître la position des partis en ce qui a trait à la guerre en Irak. La discussion qui en a émané a permis aux candidats de préciser leur opinion sur le sujet. Mme Chesnik a saisi l’occasion pour faire valoir que son parti s’opposait farouchement à ce genre de guerre.
Si ce n’est de quelques flèches un peu vicieuses, le débat s’est somme toute bien déroulé. Rick Fuschi, aspirant conservateur, a mis le feu aux poudres à quelques occasions. Il a maintes fois reproché au libéral Bruck Easton l’inaction de son parti dans différents dossiers. Ce dernier n’a pas apprécié les quelques attaques de M. Fuschi et a plutôt souligné les bons coups des libéraux, comme le refus du Canada de participer à la guerre en Irak.
Quant au néo-démocrate Joe Comartin, il a bien tiré son épingle du jeu en restant calme et en respectant la ligne du parti. Pour sa part, Catherine Pluard (Parti vert), qui en est à sa première campagne électorale, a profité de l’occasion pour faire ses armes. Malgré son inexpérience, elle y est allée de quelques faits intéressants sur les enjeux environnementaux auxquels le Canada aura à faire face au cours des années à venir.
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