Le 15 mars 2006
Volume 40
Numéro 10
Le Rempart
Une journée inoubliable pour les membres de l’UCFO
Par : Richard Caumartin
Editeur : Le Rempart
Windsor-
Les femmes de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes (UCFO) ont vécu une journée fébrile en émotion le 4 mars dernier au Club Alouette. Pour célébrer la Journée internationale de la femme, l’organisme a misé juste en invitant la conférencière Ethel Côté de la région d’Ottawa et l’auteure-compositrice-interprète Josée Beauchesne.
La présidente régionale de l’UCFO, Estelle Vaillancourt, a accueilli chaleureusement la centaine d’invitées avant de remettre la parole à Monique Parent pour la lecture du poème annuel de l’événement. Puis, Mme Côté a donné une présentation sur la solidarité entre les femmes et présenté leurs différents profils, qu’elles soient originaires d’Afrique, d’Amérique latine, du Nord ou d’ici.
« La conférence nous a fait réaliser que les problèmes des femmes sont bien différents dans les diverses régions du monde », constate l’une des participantes, Ginette Lapointe. « L’UCFO fait beaucoup pour les femmes et ici, nous sommes privilégiées, renchérit Francine Bézaire. Il faut que ça continue! »
Puis après le dîner, la très talentueuse Josée Beauchesne a donné un spectacle qui a étonné, touché et bouleversé la grande majorité des femmes de l’auditoire. La plupart d’entre elles ne connaissaient pas cette artiste de Saint-Rémi-de-Tingwick au Québec mais, après cette performance, la chanteuse a conquis le cœur de ces mères de famille. Josée Beauchesne, c’est d’abord la simplicité et le naturel à l’état pur! Cette artiste est directement branchée sur son coeur et son âme. Depuis plus de 10 ans, elle écrit, compose et chante par passion. En décembre 2001, elle a fait une rencontre déterminante avec le regretté Sylvain Lelièvre qui lui permet de comprendre les hauts et les bas du métier d’artiste de la chanson.
Cependant, Mme Beauchesne et l’UCFO avaient réservé toute une surprise pour les femmes présentes au Club Alouette : « J’ai écrit une chanson pour la journée d’aujourd’hui qui a été inspirée par ma mère. Quand je pense à tout ce qu’une femme peut donner, je comprend la solidarité entre elles. Cette chanson s’intitule Toutes ces femmes et je la présente en primeur aux femmes de Windsor. Je suis capable de mettre un visage sur chacune des femmes mentionnées dans cette chanson. »
Accompagnée de la saxophoniste et accessoiriste Lyne Goulet, le spectacle acoustique d’une vingtaine de chansons était très intime. « J’aime faire que mon show varie d’une fois à l’autre. J’aime le changement. Il n’y a qu’une seule chanson empruntée, Marie-Hélène de Sylvain Lelièvre, et toutes les autres sont mes compositions. » Son premier album est sorti en 2002 et a lancé sa carrière d’interprète.
L’assistance a été littéralement conquise par cette femme qui, sur scène, se donne sans compter. Les divers thèmes abordés avec beaucoup de passion et de conviction viennent chercher l’auditeur, peu importe son âge. Une artiste sincère à la fois touchante et honnête dans sa façon d’aborder ses sujets et les spectateurs durant et après ses spectacles. Et le clou de la journée, un mini album de trois chansons dont Toutes ces femmes a été remis à toutes les personnes au Club Alouette. C’était quelque chose de voir et d’entendre toutes ces femmes fredonner cette chanson en chœur à la fin du spectacle. Un moment très inspirant pour l’artiste et son accompagnatrice. Plusieurs larmes ont été versées après cet incroyable moment de solidarité féminine.
« Ce mini-album mènera à un autre plus complet intitulé Sourire, thème qui sera le lien magique entre les chansons, confirme Josée Beauchesne. Une de celles-là se nomme Pet shop où je me mets dans la peau d’un petit chien et une autre Cuisine. Un rock doux populaire avec des variantes funk un peu. Mon rêve est d’écrire pour plusieurs artistes francophones et européens. L’écriture prend une grande place dans ma vie mais je veux aussi continuer à faire du spectacle. »
À 33 ans, elle écrit depuis l’âge de 20 ans. Il s’agissait de sa première visite à Windsor et pourtant, elle a un oncle qui habite à deux pas du Club Alouette depuis une trentaine d’années, Bruno Beauchesne. Une journée inoubliable autant pour l’UCFO que pour les invitées.
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