Le 5 avril 2006
Volume 40
Numéro 13
Le Rempart
Le Club Richelieu Jeunesse veut faire une différence
Par : Richard Caumartin
Editeur : Le Rempart
Windsor-
Une première activité sociale a permis aux adolescents du Club Richelieu Jeunesse de se regrouper pendant deux jours dans leur local à Place Concorde, et de discuter des enjeux de la francophonie chez les jeunes. La dizaine de membres se sont interrogés sur l’impact que le Club pourrait avoir auprès de la jeunesse francophone de la région.
Durant ce séjour où les étudiants ont campé à Place Concorde dans la nuit du 25 mars, toutes les conversations et échanges se faisaient en français au grand plaisir des participants. « Nous avons joué de la guitare et à des jeux de coopération. Nous nous sommes creusé les méninges pour trouver des idées d’activités que nous pourrions faire dans les écoles secondaires et ici au Club pour sensibiliser nos amis au fait français », souligne l’un des membres, Guillaume Veilleux.
Les jeunes faisaient allusion au fait que dans les corridors des écoles, la majorité des étudiants se parlent toujours en anglais et, selon eux, cela affecte l’esprit francophone qui devrait régner dans l’établissement scolaire. « Nous avons pensé peut-être créer des conséquences pour ceux qui persistent à discuter en anglais à l’intérieur des murs de nos écoles secondaires ou simplement trouver un moyen de récompenser ceux qui feront l’effort de toujours s’exprimer en français comme langue première », explique le jeune homme.
Pour les francophones d’origine qui s’expriment en français à la maison, cette réalité sociale et scolaire n’est pas toujours facile. « Ma famille est d’origine francophone et, dans mon institution scolaire, c’est beaucoup moins facile de socialiser en français. Le Club Richelieu Jeunesse me permet de le faire et d’avoir du plaisir avec des jeunes de mon âge sans me sentir à part des autres », affirme Stéphane Ramsay.
Le président du Club, Mohammed Aidibé, était très heureux des résultats de cette première expérience. La déléguée adulte qui accompagnait les adolescents lors de ces journées de consultations et de plaisir, Diane Léonard, était fière de ce que les jeunes ont accompli. Nick Séguin et Sante Dicecco ont également indiqué que l’initiative portera ses fruits dans les semaines à venir auprès de la clientèle scolaire des écoles secondaires l’Essor et E.J. Lajeunesse.
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