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Sel dans les rues-les doses réduites sans compromettre la sécurité
(Cornwall)
La protection des biens et des personnes devrait avoir la priorité lorsqu'il est question de l'entretien des routes, a affirmé le directeur des travaux publics, Fernand Hamelin. La possibilité d'avoir à remplacer le sel de voirie sur les rues de Cornwall par un produit synthétique plus coûteux en raison des effets du sel sur l'environnement n'est pas encore un fait accompli. M. Hamelin a expliqué qu'il avait pris connaissance en juillet dernier de renseignements émanant d'Ottawa à l'effet que le ministère de l'Environnement était à étudier les effets du sel de voirie sur la végétation. Celui-ci a précisé que ce n'est pas la première fois que le gouvernement étudie les effets de l'application du sel sur l'environnement. Il y a quelques années, suite à des recommandations du ministère, la ville de Cornwall avait déployé des efforts visant à réduire le volume de sel utilisé pour faire fondre la glace sur les rues, sur les trottoirs ainsi que dans les stationnements publics. M. Hamelin a rappelé que les camions qui fond l'épandage du sel ont été dotés de systèmes permettant de contrôler le débit de sel contrairement aux méthodes «à la mitaine» utilisées dans le passé. Celui-ci a précisé que les camions peuvent adapter le volume de sel selon la température et que la distribution est arrêtée lorsque le camion est en état d'arrêt à une intersection. Il a indiqué que la politique régissant l'utilisation du sel a été modifiée de sorte à ce que, lorsqu'il fait trop froid, le sel n'est pas appliqué, puisqu'il n'aurait aucun effet. Il existe par ailleurs des procédures selon lesquelles, dans certaines conditions précises, un mélange de sable et de sel est répandu pour de meilleurs résultats. Appelé à expliquer les problèmes causés par le sel, celui-ci a indiqué que le sel n'endommage pas la surface asphaltée, mais qu'il s'attaque à la végétation en bordure des routes. Une forte opposition à l'épandage de sel a été formulée par les propriétaires de vignobles du sud de l'Ontario qui affirment que les éclaboussures d'eau salée émanant du déglaçage des voies publiques causent des dommages considérables à leurs vignes en occasionnant un déséquilibre dans la composition du sol ambiant. M Hamelin a conclu que ce n'est certes pas cet hiver que la ville changera ses procédures étant donné que l'étude n'est pas encore terminée et que le ministère n'a pas émis de nouvelles directives.
Huguette Burroughs
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