L’APF dépose une plainte auprès du commissaire aux langues officielles

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Association de la presse francophone (APF)
1, rue Nicholas, Suite 1208, Ottawa ON K1N 7B7
613-241-1017 | [email protected] | www.apf.ca

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Ottawa, 11 septembre 2015 – L’Association de la presse francophone (APF) dépose officiellement sa plainte auprès du commissaire aux langues officielles du Canada contre le gouvernement fédéral sur la question des placements publicitaires. Cette plainte dénonce les répercussions socio-économiques causées par les réductions considérables des revenus de placements publicitaires des institutions du gouvernement fédéral dans les journaux francophones communautaires de l’APF. Cette chute des placements fait suite à une directive du gouvernement de préconiser l’utilisation des médias internet et télévisuel pour les communications publiques au détriment des médias traditionnels proches des communautés. Cette politique contrevient à l’article 41 de la *Loi sur les langues officielles* selon laquelle le gouvernement *« s’engage à favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada, à appuyer leur développement, ainsi qu’à promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne *».

L’APF demande au commissaire Fraser qu’une investigation soit entreprise. L’engagement du gouvernement fédéral d’agir positivement pour le bien-être des communautés francophones ne doit pas leur causer de dommages palpables et quantifiables.

« Certains de nos journaux ont subi une perte réelle de ressources ces dernières années causant directement une diminution de performance. Ainsi, ils rejoignent moins bien les communautés qu’ils desservent et qui sont par ailleurs demandeurs d’informations »,* explique Francis Sonier, président de l’APF. Il poursuit : *« **le placement publicitaire chez les journaux de l’APF est passé de 1 938 876 $ de 2006 à 2007 à* *434 725 $ en 2013 et 2014 soit une réduction de 77,58 % ».

L’APF souhaite de plus qu’en cette période préélectorale, les représentants de tous les partis politiques abordent cette question fondamentale.
« Il est clair qu’en vertu de la *Loi sur les langues officielles*, le gouvernement canadien a un important rôle à jouer pour assurer la pérennité et la survie des médias de langue française en milieu minoritaire, tout en garantissant leur indépendance », indique le directeur général de l’organisme, Jean-Patrice Meunier.

« Nos 23 journaux membres et leurs sites internet, insiste-t-il, sont consultés chaque semaine par plus de 150 000 francophones à l’extérieur du Québec, qui y tirent une grande partie de leur information locale et régionale ainsi que sur l’ensemble de la francophonie canadienne ».

La plainte de l’APF vient appuyer celles de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), initiatrice de la demande d’enquête, et de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

 

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Pour toute information:
Sophie Bègue
Association de la presse francophone
Tél : (613) 241-1017
Courriel : [email protected]
APF : Facebook / Twitter / www.apf.ca
Francopresse : Facebook / Twitter / www.francopresse.ca

 

L’Association de la presse francophone rassemble, appuie et représente ses publications membres afin d’assurer leur vitalité et leur pérennité, contribuant ainsi au développement et au rayonnement des communautés francophones et acadienne du Canada.